Le Château de la Guérinière

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Le château de la Guérinière

 

 

Le château de la Guérinière, un peu à l’écart du bourg est attesté depuis le XIIIe siècle. C’était dès cette époque le siège d’une seigneurie relevant de la châtellenie de Blémars et du comté de Blois. Ce château, dont les douves sont encore perceptibles et dont subsistent 2 tours d’angle, a été remplacé au XVIIe ou XVIIIe siècle par un vaste château de style classique, connu seulement par quelques photographies de la fin du XIXe siècle. Ce second château sera lui même détruit en 1903 pour être remplacé par l’actuelle maison de maître elle-même aujourd’hui abandonnée. Le pigeonnier n’est autre qu’une des tours médiévales du château et la métairie actuelle bien restaurée, avec son colombage, peut dater du XVIIe siècle.

La seigneurie de la Guérinière a longtemps été la propriété de la famille de Rigny. A partir de la fin du XVIIe siècle, elle change plusieurs fois de main au gré des ventes pour aboutir finalement en 1812 dans la famille de Maupas.

Les belles heures du domaine de la Guérinière se situent au XIXe siècle. Les Maupas en font le cadre d’une brillante vie mondaine. On rencontre en permanence au château plus d’une quinzaine de domestiques sans compter les gardes forestiers qui ont fort à faire. Mais le domaine décline après 1870 et le château est finalement vendu judiciairement en 1896. C’est la nouvelle propriétaire, Léontine Sornas qui le fait démolir. Le domaine forestier sera néanmoins entretenu jusqu’à ce qu’il devienne, après 1970, une simple réserve de chasse.

 


 

Plan du château sur le cadastre de 1835

 

On distingue bien à cette époque la plate-forme du château féodal entourée de ses douves toujours en eau, les 3 tours d’angle et l’emplacement de l’entrée et du pont-levis. Le château classique a été construit à l’écart et la chapelle un peu plus loin.

 

Chateau de la Guérinière en 1835

Le château avant sa démolition

Le château à la fin du XIXe siècle

Les dernières photographies du château classique montrent un bâtiment déjà plus ou moins à l’abandon. Parfaitement symétrique avec son corps central et ses deux ailes, il possède 3 niveaux, une douzaine de pièces à chacun des niveaux et 74 ouvertures. Il avait auparavant, tout au long du XIXe siècle, servi de cadre à une brillante vie mondaine. La démolition du château

En 1903, la nouvelle propriétaire, Léontine Sornas, n’envisageant pas de pouvoir entretenir une telle bâtisse, fait procéder à la démolition du château, non sans avoir auparavant fait transférer les boiseries et les panneaux peints dans le pavillon qu’elle avait fait aménager à proximité. La photo est l’une des premières cartes postales éditées par le photographe de Dame-Marie, Raymond Delille, le fils de l’épicier.

La démolition du château en 1903

Panneau représentant la Guérinière

Les panneaux peints du château de la Guérinière : château d’Onzain

Auguste de Maupas, le châtelain de la Guérinière au XIXe siècle, avait pu récupérer 12 panneaux peints du XVIIe siècle provenant de la démolition du château d’Onzain. Ces panneaux qui figuraient les principaux châteaux appartenant au XVIIe siècle aux seigneurs d’Onzain (les Rostaing) avaient été réinstallés à la Guérinière. Ils sont aujourd’hui dispersés.

 

 


 

 

Le château en 1910

Une série de cartes postales éditée en 1910 montre les bâtiments de la ferme qui subsistent encore aujourd’hui : deux tours dont la plus grosse a servi de pigeonnier. Le vieux château classique a disparu mais au bout des bâtiments de la ferme a été aménagé, au début du XXe siècle, le pavillon des nouveaux propriétaires.

 

Vu du chateau en 1910

Vu des anciens bâtiments

Bâtiments anciens

Au sud de la plate-forme féodale, la grange et le pigeonnier ont pu appartenir au château primitif du XIIIe siècle.