
L’origine de Dame-Marie-les-Bois remonte au défrichement de la vaste forêt de Blémars (XIe-XIIe siècles) qui marquait la frontière entre Touraine et Blésois. Plutôt que les moines, c’est le chapitre de la cathédrale de Tours qui ici a agi pour inscrire dans l’espace les limites du diocèse. Un oratoire est donc créé, dédié à Notre Dame. « Dammarie-du-Bois » apparaît dans les textes au XIIIe siècle et dans les siècles suivant, la population s’agglomère autour d’une église devenue paroissiale. Parallèlement, s’installe à proximité une puissante seigneurie, la Guérinière, attestée dès le XIIIe siècle et dépendant de la seigneurie de Blémars qui ne va pas tarder à tomber dans le domaine des comtes de Blois.
Le village de Dame-Marie, voué à une agriculture pauvre sur des terres lourdes et difficiles à travailler, a vécu pendant des siècles entre son église et sa seigneurie. Au XIXe siècle, il se transforma peu à peu en un centre commerçant et artisanal rayonnant sur les environs. La population s’accrut très rapidement, passant de 300 habitants à plus de 500 à partir de 1830. Au milieu du siècle, il fallut agrandir l’église et transférer le cimetière. Cet essor a laissé des traces dans le bâti communal, la construction de quelques belles maisons financées par l’exploitation de la forêt toute proche. Mais cet essor fut de courte durée. L’exode rural et le déclin de l’agriculture au XXe siècle réduisirent Dame-Marie à n’être, jusqu’à ces dernières décennies, qu’une petite commune forestière. La population était tombée à 225 habitants en 1982.
Les dernières années du XXe siècle ont vu un redressement important. L’attirance pour le Val de Loire, l’agrément du cadre rural, l’aisance des communications, la proximité des villes et d’un échangeur d’autoroute, tout ceci a facilité la reprise du bâti ancien et permis nombre de constructions nouvelles, non seulement par des résidenciers secondaires, mais, de plus en plus, par des habitants permanents.
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